Je suis l’eau

Chaque fois que je passe au bord du Rhône, je suis fasciné.

Ce cours d’eau, comme tous les autres d’ailleurs, me plonge toujours dans une sorte de réflexion mêlée d’admiration, ou l’inverse, je ne sais pas.

Enfin… si, je sais ! C’est l’inverse.

D’abord, il y a l’admiration, la fascination, la contemplation. L’impression que je pourrais rester des heures à le regarder couler, s’écouler, s’étirer, vibrer.

Oui, vibrer.

Parce que près de chez moi, le Rhône vibre.

Le Léon Phal Quintet

Le saxophoniste Léon Phal m’était connu depuis quelque temps pour l’avoir vu comme sideman dans plusieurs projets d’autres musiciens. Mais son quintet à lui, je l’avais raté à Cully en avril 2018 et je cherchais à rattraper le coup.

Récemment, Léon a annoncé la sortie de son premier album.

Youpi, tralala, et toute cette sorte de choses.

Dans la foulée, une tournée de concerts pour le vernissage dudit album. Malheureusement aucun à Genève.

Zut, flûte, et tout ça

L’art contemporain et moi, une rencontre

Je ne suis pas fan d’art contemporain. Pourtant j’habite dans LE quartier genevois des galeries contemporaines, le Quartier des Bains. Et même si j’ai très souvent une grande difficulté à ressentir une émotion artistique lorsque je passe devant ces vitrines, je souhaite garder l’esprit ouvert. Mais bon. Des fois, j’ai quand même du mal!

Ainsi m’arrivait-il souvent, en passant devant le Centre d’Art Contemporain sur le chemin de mon travail, de rire intérieurement lorsque, par le jeu des perspectives, l’enseigne dudit Centre se dévoilait progressivement à mon regard:

Humilité du baobab

C’était à l’occasion de je ne sais plus quelle réflexion que je me faisais au sujet du mot humilité. Tout à coup m’est venue cette expression: humilité du baobab.

Ô Toikimeli, as-tu déjà vu ces deux mots accolés? As-tu déjà pensé à un baobab comme un symbole d’humilité?

Moi pas.

Édouard

C’est pas que j’aimais pas les arbres, hein, mais bon. Je les trouvais beaux, sans plus. Et encore, pas tous. Certains me paraissaient trop asymétriques, ou pas assez « vert », bizarres… pas réglementaires, quoi !
Je crois que l’image que j’avais de l’arbre idéal ressemblait à celle-là :

10 ans…

Je te propose aujourd’hui un petit voyage dans le temps, à travers l’histoire de ce blog, celui-là même que tu es en train de lire.
Car vois-tu, ô Toikimeli, en ce mois d’octobre, mon blog a 10 ans.
Alors pour fêter ça, je suis parti passer quatre jours dans les Franches-Montagnes, à l’endroit où il est né. Je t’écris de là-bas.

Roger Cuneo – De l’autre côté du rideau

Oui, je sais, il n’y a que moi pour écrire un article sur un livre qui est paru il y a deux ans. À l’époque, j’avais été informé de sa parution par deux canaux, mais curieusement, alors que j’avais lu et apprécié les titres précédents du même auteur, ce titre-ci m’a échappé. J’ai un peu honte, mais voilà. C’est donc pas du tout frais, mais voilà. J’suis pas un rapide, voilà. Mais ça n’enlève rien à la valeur de ce que j’écris. Non mais !

C’est l’histoire d’un mec… ou plutôt, non, c’est l’histoire de deux mecs.

Mais en réalité, ces deux mecs, c’est le même.

Tu vas voir.

Baiju Bhatt, le violon entre deux

Ô Toikimeli, j’ai eu l’occasion de te parler d’Amine et Hamza et de leur Band Beyond Borders, à la suite de deux concerts, l’un à Cully et l’autre à Lausanne. J’y avais mentionné la présence, entre autres, du violoniste Baiju Bhatt. Ce musicien-là, cela fait longtemps que j’ai envie de t’en causer. Parce que s’il est sideman sur le projet d’Amin et Hamza, il a aussi ses propres projets qu’il conduit avec maestria, en particulier le groupe Red Sun dont il va être principalement question aujourd’hui.

Yesss, le féminisme avec 3 S.

Il y a peu, suite à la publication d’une amie sur Facebook (merci Pascale!), je suis tombé par enchaînement de liens sur un podcast qui m’a intrigué. Comme j’ai, depuis la grève des femmes du 14 juin, réactivé quelque peu ma conscience féministe, j’ai eu envie de voir — ou plutôt d’écouter — ce que c’était.
Le titre de ce podcast est: YESSS (avec trois S).

J’aspire à passer l’inspirateur.

Lorsque c’est sale, dans mon appartement, je passe un coup d’aspirateur. Lorsqu’il y a de la poussière, fine couche révélée par la lumière rasante du soir, ou minons qui aiment se faire voir, quand crissent sous le pied des miettes de pain ou de biscuits, d’infimes trucs indéfinis trop petits pour que je les ramasse, et qui n’ont aucun intérêt, aucune valeur, je passe un coup d’aspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir d’habiter, je passe un coup d’aspirateur. ~ ~ ~ Lorsque c’est sale, dans ma tête, dans ma vie, je passe un coup d’inspirateur. Lorsque des idées traînent partout, lorsque des images inutiles m’encombrent et me polluent, quand résonnent indéfiniment dans mon esprit les regrets et les remords, si je me sens encombré par une préoccupation, un souci, majeur ou mineur, je passe un coup d ‘inspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir de vivre, je passe un coup d’inspirateur. Ce peut être un livre inspirant, un article nourrissant, une musique qui m’accompagne en me faisant vibrer ; ou simplement, assis devant ma fenêtre, la contemplation de ces trois arbres, dans le préau de l’école voisine, qui me rappellent que le temps est lent, et qu’il…Continue reading J’aspire à passer l’inspirateur.

JE n’aime pas être pris pour un ON

—  Quand on se retrouve en fauteuil roulant à 20 ans, comment réagit-on?
—  On commence par…

Coupez! On la refait!

—  Quand tu te retrouves en fauteuil roulant à 20 ans, comment tu réagis?
—  Ben tu commences par…

Pas mieux! On la refait encore!

—  Quand tu t’es retrouvé à 20 ans en fauteuil roulant, comment as-tu réagi?
—  J’ai commencé par…

Voilààààà!

Tu vois une différence?

Sexe, genre et compétition

Oui, je sais: je t’avais promis un article tous les 3 du mois, et plus si affinités. Or nous sommes le 1.

Et bien ne crains rien, il y aura bien un article le 3, il est déjà prêt, relu, programmé.

Mais aujourd’hui, j’ai lu dans l’excellent journal Le Courrier un article très intéressant, qui questionne la problématique du genre dans le sport. Et j’ai réalisé à quel point je vis dans une période charnière. Bon. Faut dire que, étant donné la vitesse à laquelle notre monde évolue, j’ai un peu l’impression qu’il n’y a plus que ça: des périodes charnières. Bientôt plus le temps de souffler entre deux gonds. Mais tel n’est pas mon propos.

La grève des femmes et moi.

Vendredi 12 juin passé avait donc lieu, en Suisse, la grève des femmes*.

A priori, l’on pourrait penser que je n’étais pas directement concerné, ce pour deux raisons:

– étant retraité, je ne peux pas, techniquement, faire la grève;
– mais surtout, je suis un homme.

Mais bon. À défaut de la grève elle-même, je pouvais participer à la manifestation et aller défiler dans la rue. Toutefois: