“Tout le bonheur du monde”

Je ne souhaite jamais “tout le bonheur du monde“, parce que j’évite autant que possible de souhaiter l’impossible.
Ça n’est pas utile.

Le meilleur des bons vents” présente l’avantage d’être plus dynamique, plus vivant.
Dans ce sens, ce souhait-ci me conviendrait mieux.
Bien que…

Dans la vie comme sur la mer, il y a forcément plusieurs vents,
et pas que des bons.
Des vents de directions et de forces différentes,
et pas que des bonnes.

Alors, ne souhaiter que “le meilleur des bons“… ça fait beaucoup!

Ma préférence?
Bons vents, bonnes voiles!
Parce que le vent, sans les voiles, hein…

Et puis surtout, cela évoque pour moi, comme en filigrane, la nécessité d’un troisième élément, indispensable, décisif:
la Personne et son attitude, ses choix, ses décisions, ses limites et ses ressources, ses rêves.
Parce que les voiles, sans le marin, hein…

Et que dire du gouvernail,
de la quille,
de la cabine,
des cordages…
et aussi des rames, du moteur auxiliaire, de la radio…
et du gilet de sauvetage!

Autant d’images qui me parlent, m’habitent, me questionnent, me rassurent et m’inquiètent à la fois.

Exigence.

Et attends! Je n’ai encore rien dit de l’eau, des courants, des vagues, des poissons, des autres bateaux…

Alors, “tout le bonheur du monde“, à mes oreilles, c’est, au mieux…
le chant des sirènes!

Prendre le sac des lourdeurs de la vie,
le poser, l’ouvrir, le vider,
en déchirer la toile
en faire une voile…

P.S. Et les marées, je t’ai parlé des marées?

“Maman les p’tits bateaux
qui vont sur l’eau
ont-ils des jambes…”

2 réflexions sur ““Tout le bonheur du monde””

  1. madamepoppins

    Comme si souvent, Dom’, ta plume est gaie et grave, merci pour ce texte, il est superbe !

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