“Rien n’arrête une racine”

Tombé ce matin sur un texte dont voici un extrait: «Chaque personne a un ressort intérieur et des ressources insoupçonnées. Rien n’arrête une racine: en cas d’obstacle, elle le contourne et ouvre un autre chemin. De la même façon, nous avons à tracer notre chemin de vie.» (Phytospiritualité: Libérer la joie avec Agathe Frémy) Intéressant. Cette image de la racine a résonné en moi.

J’aime la nuit du matin

J’aime la nuit. Mais j’en connais deux : celle du soir et celle du matin. Et celle que je préfère, c’est la nuit du matin. Déjà parce qu’elle est plus silencieuse. Et j’aime le silence ; autant que la musique, autant que le son de la voix de ma femme, autant que la chaleureuse présence de mon fils.

Mon père, ou la tendresse empêchée

Ce matin, Bernadette me dit “Ça va faire dix ans que ton papa est mort.” Je lui réponds: “Moui… Tu sais moi, les dates…” Et puis la journée se passe. Le soir venu, je réalise que, mine de rien, ma journée a été émaillée de moments où il m’était présent. Et que ça me “faisait chaud” Effectivement, ça fait dix ans qu’il me manque. Qu’il me manque? Oui. Mais dix ans.. Cinquante-six, peut-être?

Silence…

Marche dans le vent. Vent dans les arbres, sur les herbes hautes Vent dans les oreilles. Tendre et festif vacarme du vent. Une chapelle. A l’intérieur, le silence. Un silence intérieur. J’aime.