L’art contemporain et moi, une rencontre

T’as vu? Dernièrement, un artiste contemporain a réussi à vendre des bananes. Un collègue blogueur a commenté la chose dans un article au titre provocateur: “Ceci n’est pas une banane”. En le lisant et en réfléchissant aux questions qu’il pose, j’ai repensé à un billet que j’avais publié sur cuk.ch, en 2016. L’envie me prends de le publier sur mon propre blog, en le modifiant un peu.

Intro

Je ne suis pas fan d’art contemporain. Pourtant j’habite dans LE quartier genevois des galeries contemporaines, le Quartier des Bains. Et même si j’ai très souvent une grande difficulté à ressentir une émotion artistique lorsque je passe devant ces vitrines, je souhaite garder l’esprit ouvert. Mais bon. Des fois, j’ai quand même du mal!

Ainsi m’arrivait-il souvent, en passant devant le Centre d’Art Contemporain sur le chemin de mon travail, de rire intérieurement lorsque, par le jeu des perspectives, l’enseigne dudit Centre se dévoilait progressivement à mon regard:

Enseigne du C.A.C. de Genève. Le dernier mot est partiellement caché derrière l'immeuble voisin. On lit donc "Centre d'Art Con".

Passage, repassage et dépassement (de préjugés)

C’était un jour comme les autres, je me rendais au travail. Comme il était tôt le matin et qu’on était en hiver, les vitrines illuminées attiraient mon regard, et celles des galeries plus particulièrement. Mais ce regard était volontiers critique, genre “non mais c’est quoi ces machins j’ai beau avoir l’esprit ouvert là ça passe pas et j’aime mieux pas connaître le prix ça me foutra des boutons”. Tu vois? Ah toi aussi? C’est bien la preuve, non?

Passant devant une de ces galeries, j’ai aperçu une grande toile carrée, sur le mur perpendiculaire au trottoir, toile d’une seule couleur, sauf une bande de quelques centimètres tout autour, comme un cadre, mais peinte sur la toile. Je me dis, en substance et en (très) résumé: “Ah là là, mon dieu, mais non, dans quel monde…”, tout ça. Comme je continuais à marcher, mon regard restait comme scotché par ce… machin, et tout à coup mon œil a été attiré par la pièce qui faisait face à cette toile. C’était presque la même, avec les mêmes deux couleurs, mais comme froissée, chiffonnée. Et bizarrement, le rapport entre ces deux pièces m’a stoppé net. Peu importe ce que j’ai ressenti, peu importe le caractère émotionnel, artistique, ou au contraire intellectuel, conceptuel, de ce ressenti. Je ne m’en souviens pas. Ce dont je me souviens, c’est que brusquement, le rapport qu’il y avait entre ces deux pièces m’a interpellé, quelque part, au niveau de tu sais quoi. Ç’a été le début d’une réflexion qui allait connaître un rebondissement.

Et la (triple) question fut

Il y a peu de temps, une nouvelle galerie s’est ouverte en bas de chez moi. C’est en fait la deuxième arcade de la Gallerie Xippas qui occupe déjà une arcade dans une rue voisine. Ce nouvel espace, au bas de mon immeuble, est très haut de plafond, avec des vitrines énormes. Ils ont monté des murs dans les vitrines, qui laissent juste entrevoir les pièces exposées. Ben oui… Une galerie, ça a besoin de murs et la pièce principale se trouve dans l’angle de l’immeuble, donc deux de ses quatre murs sont des vitrines.

Vitrine de la Gallerie Xippas à Genève

Et en passant devant cette galerie, qui annonçait un accrochage en cours, j’ai entrevu ça:

Grande toile triangulaire vue à travers la porte d'entrée de la galerie.

J’ai glissé un œil curieux et ai constaté que, apparemment, toutes les toiles, des énormes triangles, reposaient sur le même principe. Je me suis dit que l’artiste avait trouvé un truc et qu’il le déclinait, l’exploitait, le “rentabilisait”. Et puis, j’ai vu, dans la pièce voisine, d’autres toiles sur le même principe, mais de tailles et de formes différentes.

Repassant devant cette galerie tous les jours, je ne pouvais m’empêcher, à chaque fois de jeter un œil, parfois distrait, mais toujours intrigué. Intrigué non par les toiles elles-mêmes, mais par cette confuse fascination qu’elles exerçaient sur mon regard, avec des résonances intérieures inattendues et contrastées (de: “J’vais quand même pas aimer ce genre de truc!” à: “purée, c’est étonnant, quand même, cet effet!”).

Je me suis alors souvenu de ces deux grandes toiles carrées vues quelque temps auparavant et de l’effet bizarre que leur face à face avait eu sur moi.

Et je me suis également souvenu de ce que j’avais écrit ici:

“J’habite à la rue des Bains. C’est LE quartier de l’art contemporain à Genève et je passe quotidiennement devant des vitrines de galeries. Or, si je n’éprouve aucune difficulté à ressentir le caractère contemporain de ce que j’y vois, il m’est par contre souvent malaisé d’en percevoir la dimension artistique dans toute sa profondeur. Les seules vibrations que provoquent en moi grand nombre de ces «œuvres» sont de l’ordre du grattage de cuir chevelu ou du haussement d’épaules.”

La question soulevée si subtilement (!) était: qu’est-ce qui fait que quelque chose est de l’art ou non? Autrement posé: Qu’est-ce que l’art? Et là, j’imagine déjà que tu vas me ouikipédier, m’encyclopedia-universaliser, et tu auras sans doute raison. C’est un bon moyen d’aborder une question. Quant à moi, je me limite — dans un premier temps du moins — à m’interroger de manière plus personnelle, plus expérientielle:

  • Qu’est-ce qui fait que, lorsque je regarde quelque chose, j’ai l’impression, la sensation qu’il s’agit d’art?
  • Qu’est-ce qui, dans mon système de valeur, me permet de distinguer ce qui est artistique de ce qui ne l’est pas?
  • Existe-t-il un critère, ou un ensemble de critères que je puisse utiliser systématiquement pour décider si c’est de l’art ou du cochon? (oui, je sais… mais comme ça c’est fait et on est tranquille. En tout cas moi.)

Le premier élément de réponse est balayé au moment même ou il survient: la beauté. Ce n’est pas parce que c’est beau que c’est de l’art. Ou plutôt: ça n’est pas parce que je trouve ça beau que je peux le qualifier d’artistique. Il y a des toiles, des sculptures, des œuvres musicales, que je ne trouve pas belles, qui ne me touchent pas. Il ne me viendrait toutefois pas à l’idée de leur refuser le statut d’œuvres d’art.

Un autre élément de réponse pourrait venir d’une remarque du genre: “Mouais… moi aussi je peux tirer quelques lignes, poser quelques couleurs, ou aligner des notes et des bruits…” Cela reviendrait à dire que si c’est – ou cela semble – facile, ça n’est pas de l’art. Là non plus, ça ne tient pas. La simplicité apparente de certaines œuvres est le fruit d’une longue maturation.

Bon.

En fait, je crois que je n’ai définitivement pas de réponse à cette question. Et peut-être que la qualification d’artistique est moins à rechercher dans l’œuvre elle-même que dans la rencontre entre l’œuvre et le spectateur, en l’occurrence moi.

Rencontre

Une histoire me revient. Un cousin et ami d’enfance, professeur d’art visuel dans l’enseignement primaire, faisait de la formation continue auprès de ses collègues “généralistes”; ceux-ci étaient facilement fermés à un certain art contemporain. Il emmenait lesdits collègues au Centre d’Art Contemporain et leur disait en substance: “Je ne vous demande pas de chercher à comprendre ni à aimer quoi que ce soit, je vous demande de chercher à faire une belle rencontre. Même si vous ne voyez pas toutes les œuvres, soyez ouverts à ce qui se passe en vous et donnez-vous la chance de faire une belle rencontre avec une des pièces exposées; prenez le temps de résonner avec cette pièce. Ensuite, nous partagerons ces rencontres”.

C’est ce terme de rencontre que j’ai retenu. Et peut-être que ce mot a quelque chose à faire avec mon questionnement. Ainsi, lorsque j’ai aperçu ces toiles dans cette galerie, il y a eu une sorte de rencontre entre elles et… quelque chose en moi. Je n’ai pas été saisi par leur beauté, je n’ai pas été impressionné par une virtuosité technique, je n’ai pas regretté de ne pas avoir la place ni les moyens d’en installer une chez moi, non. Mais il y a eu comme une vibration intérieure. Un peu comme lorsque je tousse à côté de ma guitare et que les cordes résonnent. Ma toux et le son de la guitare ne sont pas de même nature, mais il y a une fréquence commune qui fait que les cordes, si elles n’en sont pas empêchées, se mettent à vibrer sur cette fréquence et ses harmoniques.

Si elles n’en sont pas empêchées. C’est ça. Lorsque je passe devant une œuvre, si je la préjuge, si je la classe d’emblée, si je cherche à la faire entrer dans mes catégories préfabriquées (beau, laid, artistique…), j’empêche la surprise, la vibration, la résonance possible. La proposition de l’artiste a besoin de mon consentement (éclairé ou non), de mon ouverture, de ma curiosité, de ma disponibilité à l’inconnu, de ma capacité à me laisser interpeller par une expression qui m’est, à priori, étrangère, ou du moins peu familière.

Une rencontre.

C’est cela.

Je suis donc entré dans la galerie, en adulte consentant et curieux.

Un peu gêné tout d’abord, parce que je n’entre jamais dans les galeries et que j’ignore comment il convient de s’y comporter. J’imagine qu’il y a des codes, des choses qui se font et se disent et d’autres non, des manières d’être, tout ça… Alors je suis tout de suite entré dans le concret et j’ai abordé la galeriste (c’est comme ça qu’on dit?) pour lui parler d’une idée que j’avais: celle de raconter mes interrogations à travers un billet que je publierais sur le site cuk.ch.

Et j’ai tout à coup réalisé que j’étais en train de lui demander la permission de parler de leur expo (!), ce qui a eu l’air de la surprendre et je le comprends. Je pense que ma démarche résultait du fait que j’avais l’impression non de vouloir écrire un article sur l’expo, d’un point de vue de “critique d’art” (que je ne suis pas); mon projet était plutôt de parler de mon expérience de l’art contemporain en me servant de photos des œuvres exposées dans sa galerie. Elle m’a dit que bien sûr, je pouvais écrire ce que je voulais, et que si je le désirais elle pouvait me transmettre quelques photos en haute définition. J’ai dit d’accord.

Toiles triangulaires à l'intérieur de la galerie.

© Annik Wetter

 

Toiles triangulaires à l'intérieur de la galerie.

© Annik Wetter

 

Pilier centrale de la galerie, avec touches de couleurs rappelant les toiles.

© Annik Wetter

 

En regardant ces photos, je crois comprendre une des raisons qui m’ont accroché dans cette expo. J’aime le silence. Et là, il me semble qu’il y en a plein. En me tenant dans ce grand espace tout blanc habité par ces pointes de couleurs, dans ce vaste cube peuplé de triangles, il y a comme un repos bienfaisant qui m’envahit, comme une paix, un silence, et les tableaux sont comme une fenêtre sur moi-même, si je veux. En ce sens, ça n’est pas un repos de tout repos, pas une planque. C’est comme un silence interrogatif.

De plus, je n’ai pu m’empêcher de voir une pointe d’humour dans le fait que l’artiste s’est même “permis”, comme on peut le voir sur la photo ci-dessus, d’utiliser un élément constitutif, porteur même, de la galerie, à savoir la colonne centrale, pour y proposer un entrebâillement coloré sur le même mode que ses toiles, notamment celles qui se trouvent dans le showroom voisin, qui n’est pas partie intégrante de l’expo, mais qui est là pour montrer que l’artiste sait aussi faire des rectangles. (Je plaisante, bien sûr. Le dossier de presse m’a permis d’apprécier la variété de ses langages!)

Toiles rectangulaire, dont les graphisme rappelle les triangulaires.

© Annik Wetter

 

Conclusion

Ben non, justement pas conclusion. Parce que cette expérience est une nouvelle ouverture, un nouveau monde de découvertes qui se déboutonne devant moi.

~ ~ ~

Depuis cette “rencontre”, trois ans et demi se sont écoulés. Je n’ai pas vraiment pris de temps pour approfondir la question, mais celle-ci m’habite toujours. Et comme je n’ai pas l’intention de déménager prochainement, je continuerai à me laisser interpeller par les vitrines des galeries de mon quartier.

Par ailleurs, je continuerai d’acheter mes bananes dans un bête magasin d’alimentation.

C’est moins cher.

 


L’artiste: Stéphane Dafflon (site)
L’exposition: Turnover, du 18 mars au 7 mai 2016
La galerie: xippas à Genève (site)
Photos © Annik Wetter (sauf les 3 premières qui sont personnelles)
L’article “Ceci n’est pas une banane” mentionné au début de ce billet

19 réflexions sur “L’art contemporain et moi, une rencontre”

  1. Le Grand Commenteur

    En fait j’aime cette réflexion à propos de l’art, car nous cherchons continuellement à vouloir donner du sens à tout ce que nous faisons ou voyons. Enfin mon commentaire est un peu simpliste, il me faut un peu plus de temps pour l’étoffer…

    1. Effectivement, nous avons parfois du mal à juste goûter sans analyser.
      Ceci dit, si tu souhaites prendre le temps de réfléchir, je me réjouis de voir l’étoffe qui en sortira!

  2. Evidemment, dans WordPress, impossible de laisser un silence comme commentaire.
    J’ai laissé un espace : erreur, 2 espaces : re-erreur, à 6 j’ai abandonnée. Je n’ai ni l’âme ni la patience d’un artiste contemporain.
    Wordpress n’apprécie pas les grands blanc
    On est pas le 3 du mois… mais ce fut un grand plaisir. Merci de cette réflexion.

    1. En même temps, un commentaire blanc m’aurait probablement plus inquiété ; je t’aurais contacté pour te signaler que ton commentaire avait eu un problème…
      Et pour le trois, oui, j’ai bien dit que ce serait au minimum un article tous les 3. Donc celui d’aujourd’hui est en bonus!

  3. Salut Dom,

    Pour moi, Stéphane Dafflon est définitivement un artiste. Le gars de la banane…. ?
    Définir ce qu’est l’art, je ne m’y risquerai pas, chacun a sans doute sa propre définition.
    Par contre, je sais que Bill Viola est un grand artiste, Voir une des ces interview (en anglais), là :
    https://youtu.be/w3VfWLlkuRI

    En fouillant sur le net on trouve pas mal d’autres choses de lui, mais le mieux, si tu ne l’a pas encore fait, c’est d’aller voir l’une de ses expos. Il y a quelques années, je suis resté une journée entière au Grand Palais à Paris devant ses œuvres !

    Une de ses premières vidéos : https://youtu.be/GHdX7sApIMc

    1. Salut Daniel,

      Étonnant, ce Bill Viola! Malheureusement, mon anglais ne me permet pas de profiter de l’interview. Avec la traduction automatique en sous-titre, c’est assez vite fatiguant.

      J’ai regardé la vidéo que tu as mise en lien. Fascinant! Ça m’a renvoyé à ce qu’écrivait précédemment Le Grand Commentateur ici (https://leblogadom.ch/lart-contemporain-et-moi-une-rencontre/#comment-515) Je crois que j”ai enfin réussi à entrer dans cette vidéo une fois que j’ai abandonné l’idée d’en comprendre le sens. Et alors, une multitude de petits bouts de sens ont émergé en moi. Vraiment intéressant. Encore a-t-il fallu que je me distance de ma première impression, marquée par la mauvaise qualité de l’image; que j’accepte également de prendre le temps d’entrer dans la lenteur, comme dans une autre dimension temporelle…

      Merci pour ce partage!

      1. Effectivement, j’a regardé quelques autres vidéos et l’eau est bien présente. Il y a notamment des ralentis projetés à l’envers qui sont tout à fait fascinants!

  4. Il se trouve que Stéphane Dafflon est un gars de mon village et la galerie Xippas une très bonne galerie. Tu es donc en très bon voisinage!

    Il en va de l’art contemporain comme de tout: question de goût et de qualité. Tout ne parle pas à tout le monde, et tout n’est pas forcément bon!

    1. Ah! Et bien si tu le connais, peux-tu lui transmettre un lien vers mon article? À l’époque Xippas m’avait promis de lui transmettre un message, mais je n’ai jamais eu de feedback. J’ignore si c’est parce qu’il n’a pas aimé mon billet ou s’il a simplement oublié..

      Ta dernière phrase soulève la question de l’objectivité de la beauté (ou du “bon”). Depuis ce billet, je n’ai plus jamais poussé la porte de la galerie, étant donné que rien de ce que je voyais à travers la porte d’entrée me touchais, ne m’interpellais…

      Alors Xippas est peut-être une bonne galerie, mais alors moi je ne suis pas un bon amateur d’art contemporain!

      1. Je crois que la clef serait déjà de se dire qu’il n’y a pas de bon ou mauvais spectateurs!
        Je ne connais pas vraiment Stéphane Dafflon, ça doit faire 35 ans qu’on s’est pas croisés. Et je sais pas si on se parlait même. À part ça, souvent quand « on » reçoit un article, on s’imagine pas nécessairement qu’une réponse est attendue…. ce qui n’enlève pas le plaisir de le lire 🙂

  5. L’œuvre de Dafflon est bien mise en valeur par les excellentes photos de Mme Wetter.

    Cela devait être très beau en vrai dans cette galerie toute blanche (pour l’occasion?).

    Quant à la non-réponse de l’artiste, il vaut mieux se dire que Xippas ne lui a pas transmis le lien. Parce que s’il l’a reçu et qu’il ne t’écrit pas un petit mot, je trouve tout de même cela très dommage.

    1. Alors non, la galerie est toujours toute blanche.
      Pour ce qui est de la non-réponse de l’artiste, je me rappelle que la galeriste m’avait confirmé lui avoir transmis mon mot. C’est dommage, mais c’est pas la première fois qu’un·e artiste ne donne pas suite l’envoi d’un lien vers un article. Mais je ne suis pas certain d’avoir moi-même toujours répondu à tous les mails et message qu’on m’a envoyé. Je balaie donc devant ma porte!

      1. En fait, je me rends compte qu’à la 2b, on a souvent des articles / critiques, non seulement dans les journaux officiels, mais aussi dans des blogs. Et à moins de connaître personnellement la personne qui écrit, on ne donne pas suite non plus. Faute de temps, peut-être. De pas savoir quoi dire, peut-être. De gêne, aussi. Et que globalement on n’écrit que rarement à des journalistes à la suite de leurs critiques. C’est presque mal vu, comme si on intervenait dans leur opinion. J’exagère, mais c’est un sentiment que j’ai et que je n’arrive pas correctement nommer.
        ça n’empêche pas que ça fait quand même plaisir 🙂

      2. Oui, bien sûr, je comprends facilement qu’il n’est pas possible de répondre à tout le monde! Y a juste des fous où c’est plus frustrant que d’autre!
        Mais bon. Plaie d’amour propre n’est pas mortelle!

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