Quand les mots sont trahis par nos pensées

En relisant mon précédent billet, j’ai tout à coup eu l’impression que j’avais besoin de prolonger la réflexion par un troisième volet. Et puis il m’est apparu que cette question de vocabulaire est finalement beaucoup plus large que le seul domaine du handicap. C’est pourquoi, plutôt que de lui attribuer un numéro trois, je lui ai donné un titre propre, même si ce billet rebondit clairement sur les deux précédents…

Handicap (1/2)

J’ai très tôt été en contact avec le handicap.

D’une part, j’avais un cousin qui était «infirme moteur cérébral». Il vivait à Fribourg et je ne le voyais pas très souvent, mais régulièrement puisque son père (un frère de maman) était également mon parrain de baptême, et que je m’entendais bien avec ses deux sœurs, dont une avait le même âge que moi. On a passé plusieurs fois des bouts de vacances ensemble.

Mais ça n’est pas le sujet.

Dire NON

Dire NON est un cadeau… Tant que je ne t’ai pas dit NON: Tu ne peux pas connaître la véritable valeur de mon OUI; Tu peux toujours te demander, lorsque je t’ai dit OUI en face, si un NON ne sera pas dit derrière ton dos; Tu ne peux pas vraiment me connaitre; Peut-être même auras-tu du mal, à ton tour, à me dire NON. Dire NON à ce que tu me dis, me propose, m’impose peut- être, ça n’est pas: Te dire NON à toi, à ce que tu es… Te refuser le droit d’être différent, autre… Nier la légitimité de ton point de vue… Ça n’est pas non plus te manquer de respect. Au contraire: