Quand les mots sont trahis par nos pensées

En relisant mon précédent billet, j’ai tout à coup eu l’impression que j’avais besoin de prolonger la réflexion par un troisième volet. Et puis il m’est apparu que cette question de vocabulaire est finalement beaucoup plus large que le seul domaine du handicap. C’est pourquoi, plutôt que de lui attribuer un numéro trois, je lui ai donné un titre propre, même si ce billet rebondit clairement sur les deux précédents…

Coup de soleil à la caisse

La scène se passe aux caisses d’un magasin d’alimentation.

Le moment crucial où tu choisis dans quelle file d’attente tu vas te mettre. Pour cela, il faut tenir compte de la longueur de la colonne déjà en place. Il faut donc dénombrer les personnes et jauger la quantité d’articles contenue dans leur caddie.

Ne pas juger

On entend souvent: “Il ne faut pas juger” Plus ça va, moins je pense que c’est possible. On ne peut pas ne pas juger. Et c’est tant mieux car le jugement est un des outils qui nous permettent de choisir, de décider, qui nous aident parfois à préciser – voire vérifier – notre propre position. Sans le jugement, pas – ou moins – de liberté. Mais il est à mon sens capital de se poser trois questions: Qu’est-ce que je juge? Avec quel(s) critère(s)? Que fais-je de ce jugement?