JE n’aime pas être pris pour un ON

—  Quand on se retrouve en fauteuil roulant à 20 ans, comment réagit-on?
—  On commence par…

Coupez! On la refait!

—  Quand tu te retrouves en fauteuil roulant à 20 ans, comment tu réagis?
—  Ben tu commences par…

Pas mieux! On la refait encore!

—  Quand tu t’es retrouvé à 20 ans en fauteuil roulant, comment as-tu réagi?
—  J’ai commencé par…

Voilààààà!

Tu vois une différence?

La grève des femmes et moi.

Vendredi 12 juin passé avait donc lieu, en Suisse, la grève des femmes*.

A priori, l’on pourrait penser que je n’étais pas directement concerné, ce pour deux raisons:

– étant retraité, je ne peux pas, techniquement, faire la grève;
– mais surtout, je suis un homme.

Mais bon. À défaut de la grève elle-même, je pouvais participer à la manifestation et aller défiler dans la rue. Toutefois:

Un flipper dans la tête

J’ai un flipper dans la tête. J’te jure, des fois c’est flippant (mouarf!) Cherche pas, je t’explique: J’ai une idée, comme ça, une belle idée bien ronde et bien lisse, elle part tout droit, semble être promise à un beau destin, un destin d’idée qui roule bien, qui marque des points en se réalisant, ajuste sa trajectoire, accepte de composer avec le réel en profitant des rencontres et obstacles pour évoluer, et fini par donner un beau résultat.

Le raidillon

Être au bas d’une montée, raide, glissante, dont je me fais une montagne. Rester là, hésitant, découragé, parce que je sais que la montée va être pénible, et qu’une fois engagé il me faudra aller jusqu’en haut, parce qu’il n’y a pas de palier possible, pas de replat, c’est d’une traite. Et arrivé en haut, il y en aura d’autres, des montées. Découragé peut-être par quelques tentatives malheureuses, par les difficultés ou échecs lors de montées précédentes. Pas envie de me recasser la gueule, de me salir, de me faire mal peut-être Ouais. C’est pas un vrai chemin, hein, c’est une parabole.

Juste une fois…

Elle me regardait avec ses beaux yeux clairs, et, d’une voix qui se voulait douce et persuasive, m’a dit : “Je respecte totalement que tu ne veuilles pas consommer ce genre de produit. Mais tu devrais essayer, juste une fois, histoire de connaître. Comme ça tu pourrais mieux me comprendre. Et puis, tu ne peux pas juger quelque chose que tu n’as jamais essayé, non? Juste une fois…” C’était il y a plus de 30 ans. Elle était en galère, et je lui avait proposé de l’héberger quelques temps, en précisant qu’il était hors de question qu’elle fume autre chose que des produits en vente libre lorsqu’elle se trouvait chez moi. Et que c’était également valable pour ses potes. Elle avait, je crois, respecté cette règle. Et ce jour-là, dans un louable effort pour m’inciter à “mieux la comprendre”, elle me proposait de goûter un joint, une fois, comme ça, pour voir. “On peut aller le fumer dans le parc si tu ne veux pas faire ça chez toi! Et c’est moi qui te l’offre, bien sûr; tu n’auras rien à payer!” J’ai refusé. Je l’ai remerciée pour sa proposition, qui partait d’un bon sentiment, mais j’ai clairement dit que […]

vivre sans majuscule

(Chronique d’un creux de vague) Peiner, souffrir, ne pas avoir envie, avoir mal, désespérer, être indifférent à tout, me sentir nul, pas à la hauteur, inapte, avoir envie de ne pas être… rien de tout cela ne me dispense de vivre. Peut-être même que, dans ces situations, dans ces ambiances intérieures, vivre – m’efforcer de vivre – est-il ma seule option… raisonnable. Mais qu’est-ce que “vivre”?