Cinq pour cent

Aujourd’hui, en allant faire les courses de la semaine, j’ai goûté le silence.

C’était l’après-midi d’un jour ouvrable, et pourtant ma ville, ou plutôt mon quartier me paraissait agréable. La circulation, d’habitude assez dense à cette heure-là, était tout à fait supportable. Il en résultait un niveau sonore global bien moindre qu’à l’accoutumée. Je dirais même plus : par contraste, un certain silence.

J’ai également eu le sentiment que je respirais mieux.

Je suis l’eau

Chaque fois que je passe au bord du Rhône, je suis fasciné.

Ce cours d’eau, comme tous les autres d’ailleurs, me plonge toujours dans une sorte de réflexion mêlée d’admiration, ou l’inverse, je ne sais pas.

Enfin… si, je sais ! C’est l’inverse.

D’abord, il y a l’admiration, la fascination, la contemplation. L’impression que je pourrais rester des heures à le regarder couler, s’écouler, s’étirer, vibrer.

Oui, vibrer.

Parce que près de chez moi, le Rhône vibre.