J’aspire à passer l’inspirateur.

Lorsque c’est sale, dans mon appartement, je passe un coup d’aspirateur. Lorsqu’il y a de la poussière, fine couche révélée par la lumière rasante du soir, ou minons qui aiment se faire voir, quand crissent sous le pied des miettes de pain ou de biscuits, d’infimes trucs indéfinis trop petits pour que je les ramasse, et qui n’ont aucun intérêt, aucune valeur, je passe un coup d’aspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir d’habiter, je passe un coup d’aspirateur. ~ ~ ~ Lorsque c’est sale, dans ma tête, dans ma vie, je passe un coup d’inspirateur. Lorsque des idées traînent partout, lorsque des images inutiles m’encombrent et me polluent, quand résonnent indéfiniment dans mon esprit les regrets et les remords, si je me sens encombré par une préoccupation, un souci, majeur ou mineur, je passe un coup d ‘inspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir de vivre, je passe un coup d’inspirateur. Ce peut être un livre inspirant, un article nourrissant, une musique qui m’accompagne en me faisant vibrer ; ou simplement, assis devant ma fenêtre, la contemplation de ces trois arbres, dans le préau de l’école voisine, qui me rappellent que le temps est lent, et qu’il…Continue reading J’aspire à passer l’inspirateur.

Trop

Je suis tombé par hasard et successivement sur deux articles qui n’ont a priori aucun rapport, quoique… En tout cas, ils ont créé dans ma tête une étrange perspective. Si tu veux bien, je t’en parle d’abord et t’indiquerai les références en fin de billet.

Du yogourt au bonheur.

Soit un yogourt.

Nature.

À la base, en ce qui me concerne, je peux trouver ça bon, mais quand même, j’ai tendance à préférer lorsqu’il y a un peu de sucre. De goût sucré. Par exemple, j’aime y ajouter une tombée de miel liquide.

Passionnant, non?

Attends, tu vas comprendre.

Coup de soleil à la caisse

La scène se passe aux caisses d’un magasin d’alimentation.

Le moment crucial où tu choisis dans quelle file d’attente tu vas te mettre. Pour cela, il faut tenir compte de la longueur de la colonne déjà en place. Il faut donc dénombrer les personnes et jauger la quantité d’articles contenue dans leur caddie.

…bénir

(Suite et fin de l’article précédent) C’était un matin, en me rendant au travail. Je venais de rire intérieurement à la pensée d’une situation vécue récemment. Voyant un oiseau posé sur le chemin devant moi, je me suis arrêté et lui ai souri en lui disant bonjour, doucement. Puis, lorsqu’il s’est envolé, j’ai repris ma marche. En amoureux du chiffre trois que je suis, m’est alors venue cette question: « Que pourrais-je ajouter à Rire et Sourire pour en faire un trio? » Et très vite, un troisième mot en ir a surgi: bénir. Ma première réaction a été de m’exclamer intérieurement, avec un sens de la concision qui n’a d’égal que l’intensité dramatique du terme choisi : “Oulà…”

Rire, sourire…

dont chacun mériterait un article — au moins! Mais mon propos n’est pas d’en faire une présentation systématique et complète, mais de te parler de ce qu’à eux trois ils représentent pour moi et de la manière dont ils s’articulent et se répondent dans mon expérience personnelle.

En guise de voeux…

Bonjour! Je publie ce jour un article sur cuk.ch, que je vous offre en guise de vœux: →  http://www.cuk.ch/articles/5873 Un air de déjà vu? Gagné: Il s’agit d’un version revue et augmentée du billet publié sur ce blog en 2010. Belle fin d’année à chacune et chacun! Dominique

Souvenirs de vacances

Pendant une semaine le Jura a été un monde, mon monde. Le seul que je percevais, celui que j’habitais, celui qui, peu à peu, s’est mis à m’habiter. Je devenais partie intégrante de ce paysage, je le respirait, il faisait partie de moi. C’était bien. En rentrant à Genève, depuis la fenêtre du train, le Jura est, progressivement, redevenu une montagne, là-bas. Comme un seuil, comme un deuil. Une question s’est alors imposée: Comment garder vivant en moi les bienfaits de cette semaine jurassienne? J’avais pris soin de vivre intensément les dernières minutes passées dans ce paysage franc-montagnard, pour imprimer en moi ce silence, cette paix, cette beauté… afin qu’ils ne soient pas qu’un souvenir de vacances et que le Jura ne soit pas “juste une montagne”… …