Le Quatuor Esperanza Azteca en Romandie

Je vais essayer de ne pas trop m’étaler; parce que l’histoire est magnifique et passionnante, mais bon, je ne veux pas te prendre la journée. Et puis le but premier de ce billet est de t’informer d’une petite série de concerts que le Quatuor Esperanza Azteca va tout prochainement donner dans nos régions. Donc voilà:

Le quadrupède et la danseuse

Lentement, il avance le pied droit. Pendant ce mouvement, je crois déceler dans le regard de cet homme une préoccupation majeure: conserver sa stabilité grâce aux trois autres points d’appui. Le pied droit, donc.  Là, c’est fait. Aussitôt, c’est au tour de la béquille gauche d’avancer. Puis, sans délai, mais sans précipitation, le pied gauche progresse à son tour, suivi immédiatement par la béquille droite. Voilà. Il marque un temps, respire, lève la tête…

Henriette

J’ai fait des années de thérapie; J’ai lu des livres, écrits par des auteurs spirituels, des psys; J’ai lu des articles, assisté à des conférences; j’ai fait des retraites, des stages… Une vérité m’a été enseignée, partagée, expliquée; une vérité profonde, en laquelle je crois de plus en plus fermement au fur et à mesure que je deviens capable de l’incarner au quotidien: une des ressources les plus utiles que l’on puisse acquérir et développer dans la vie, c’est la capacité à accepter la réalité telle qu’elle se présente. (Cette véritable acceptation n’a rien à voir avec la résignation, le fatalisme, ni même l’approbation. Mais ceci est un autre débat.) Cette acceptation de la réalité, de l’environnement, et plus particulièrement de l’autre, je l’ai apprise d’une façon plus précise dans les écrits de Carl Rogers. Ce psychologue américain a fait de l’acceptation une des trois clés principales de la relation d’aide; mais aussi une des attitudes de base qui permettent à la personne de se développer de façon saine et satisfaisante. J’ai connu une femme.

Mon père, ou la tendresse empêchée

Ce matin, Bernadette me dit “Ça va faire dix ans que ton papa est mort.” Je lui réponds: “Moui… Tu sais moi, les dates…” Et puis la journée se passe. Le soir venu, je réalise que, mine de rien, ma journée a été émaillée de moments où il m’était présent. Et que ça me “faisait chaud” Effectivement, ça fait dix ans qu’il me manque. Qu’il me manque? Oui. Mais dix ans.. Cinquante-six, peut-être?