Du yogourt au bonheur.

Soit un yogourt.

Nature.

À la base, en ce qui me concerne, je peux trouver ça bon, mais quand même, j’ai tendance à préférer lorsqu’il y a un peu de sucre. De goût sucré. Par exemple, j’aime y ajouter une tombée de miel liquide.

Passionnant, non?

Attends, tu vas comprendre.

Coup de soleil à la caisse

La scène se passe aux caisses d’un magasin d’alimentation.

Le moment crucial où tu choisis dans quelle file d’attente tu vas te mettre. Pour cela, il faut tenir compte de la longueur de la colonne déjà en place. Il faut donc dénombrer les personnes et jauger la quantité d’articles contenue dans leur caddie.

Contresens

Il y a quelques jours, lors d’une virée en train, je transite par la gare de Berne.

J’ai soif, et mes deux bouteilles sont vides. Disposant de quelques minutes, je me mets en quête d’un robinet, d’une fontaine, pour y remplir lesdites bouteilles.

L’agression

C’était le soir. Je rentrais à la maison, marchant d’un pas énergique afin de conjurer le froid qui traversait mon épiderme insuffisamment protégé, la faute à un optimisme météorologique dont j’assume l’entière responsabilité. Par ailleurs, il était tard, il faisait sombre, l’idée de flâner ne m’avait pas effleuré, contrairement à certaines rentrées tardives et estivales.

Trois arbres

Ils sont trois, côte à côte,
ou plutôt branches à branches,
trois arbres, plantés dans le préau d’une école voisine;
j’en apperçois le sommet,
depuis la fenêtre de ma cuisine.

…bénir

(Suite et fin de l’article précédent) C’était un matin, en me rendant au travail. Je venais de rire intérieurement à la pensée d’une situation vécue récemment. Voyant un oiseau posé sur le chemin devant moi, je me suis arrêté et lui ai souri en lui disant bonjour, doucement. Puis, lorsqu’il s’est envolé, j’ai repris ma marche. En amoureux du chiffre trois que je suis, m’est alors venue cette question: « Que pourrais-je ajouter à Rire et Sourire pour en faire un trio? » Et très vite, un troisième mot en ir a surgi: bénir. Ma première réaction a été de m’exclamer intérieurement, avec un sens de la concision qui n’a d’égal que l’intensité dramatique du terme choisi : “Oulà…”

Rire, sourire…

dont chacun mériterait un article — au moins! Mais mon propos n’est pas d’en faire une présentation systématique et complète, mais de te parler de ce qu’à eux trois ils représentent pour moi et de la manière dont ils s’articulent et se répondent dans mon expérience personnelle.

Toujours quelque chose…

Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Une douleur, juste là, au mauvais moment, au mauvais endroit, ou alors simplement qui n’empêche rien, mais qui agace, obsède, oppresse. Une difficulté, une mauvaise surprise, le truc qu’on n’attendait pas, le machin qui ne se passe pas comme on aurait voulu. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas.

Se pencher pour voir la forêt

Comme l’arbre qui, par le jeu de la perspective, cache la forêt, la peine et la douleur peuvent momentanément occuper toute la place dans le champ de la conscience. Il peut suffire de me pencher un peu ou beaucoup, suivant la largeur de l’arbre, pour apercevoir la forêt, juste là, derrière l’arbre.

Le raidillon

Être au bas d’une montée, raide, glissante, dont je me fais une montagne. Rester là, hésitant, découragé, parce que je sais que la montée va être pénible, et qu’une fois engagé il me faudra aller jusqu’en haut, parce qu’il n’y a pas de palier possible, pas de replat, c’est d’une traite. Et arrivé en haut, il y en aura d’autres, des montées. Découragé peut-être par quelques tentatives malheureuses, par les difficultés ou échecs lors de montées précédentes. Pas envie de me recasser la gueule, de me salir, de me faire mal peut-être Ouais. C’est pas un vrai chemin, hein, c’est une parabole.