Yesss, le féminisme avec 3 S.

Il y a peu, suite à la publication d’une amie sur Facebook (merci Pascale!), je suis tombé par enchaînement de liens sur un podcast qui m’a intrigué. Comme j’ai, depuis la grève des femmes du 14 juin, réactivé quelque peu ma conscience féministe, j’ai eu envie de voir — ou plutôt d’écouter — ce que c’était.
Le titre de ce podcast est: YESSS (avec trois S).

J’aspire à passer l’inspirateur.

Lorsque c’est sale, dans mon appartement, je passe un coup d’aspirateur. Lorsqu’il y a de la poussière, fine couche révélée par la lumière rasante du soir, ou minons qui aiment se faire voir, quand crissent sous le pied des miettes de pain ou de biscuits, d’infimes trucs indéfinis trop petits pour que je les ramasse, et qui n’ont aucun intérêt, aucune valeur, je passe un coup d’aspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir d’habiter, je passe un coup d’aspirateur. ~ ~ ~ Lorsque c’est sale, dans ma tête, dans ma vie, je passe un coup d’inspirateur. Lorsque des idées traînent partout, lorsque des images inutiles m’encombrent et me polluent, quand résonnent indéfiniment dans mon esprit les regrets et les remords, si je me sens encombré par une préoccupation, un souci, majeur ou mineur, je passe un coup d ‘inspirateur. Régulièrement, trop rarement peut-être, pour réactiver le plaisir de vivre, je passe un coup d’inspirateur. Ce peut être un livre inspirant, un article nourrissant, une musique qui m’accompagne en me faisant vibrer ; ou simplement, assis devant ma fenêtre, la contemplation de ces trois arbres, dans le préau de l’école voisine, qui me rappellent que le temps est lent, et qu’il […]

JE n’aime pas être pris pour un ON

—  Quand on se retrouve en fauteuil roulant à 20 ans, comment réagit-on?
—  On commence par…

Coupez! On la refait!

—  Quand tu te retrouves en fauteuil roulant à 20 ans, comment tu réagis?
—  Ben tu commences par…

Pas mieux! On la refait encore!

—  Quand tu t’es retrouvé à 20 ans en fauteuil roulant, comment as-tu réagi?
—  J’ai commencé par…

Voilààààà!

Tu vois une différence?

Sexe, genre et compétition

Oui, je sais: je t’avais promis un article tous les 3 du mois, et plus si affinités. Or nous sommes le 1.

Et bien ne crains rien, il y aura bien un article le 3, il est déjà prêt, relu, programmé.

Mais aujourd’hui, j’ai lu dans l’excellent journal Le Courrier un article très intéressant, qui questionne la problématique du genre dans le sport. Et j’ai réalisé à quel point je vis dans une période charnière. Bon. Faut dire que, étant donné la vitesse à laquelle notre monde évolue, j’ai un peu l’impression qu’il n’y a plus que ça: des périodes charnières. Bientôt plus le temps de souffler entre deux gonds. Mais tel n’est pas mon propos.

La grève des femmes et moi.

Vendredi 12 juin passé avait donc lieu, en Suisse, la grève des femmes*.

A priori, l’on pourrait penser que je n’étais pas directement concerné, ce pour deux raisons:

– étant retraité, je ne peux pas, techniquement, faire la grève;
– mais surtout, je suis un homme.

Mais bon. À défaut de la grève elle-même, je pouvais participer à la manifestation et aller défiler dans la rue. Toutefois:

Quand les mots sont trahis par nos pensées

En relisant mon précédent billet, j’ai tout à coup eu l’impression que j’avais besoin de prolonger la réflexion par un troisième volet. Et puis il m’est apparu que cette question de vocabulaire est finalement beaucoup plus large que le seul domaine du handicap. C’est pourquoi, plutôt que de lui attribuer un numéro trois, je lui ai donné un titre propre, même si ce billet rebondit clairement sur les deux précédents…

Handicap (2/2)

Dans mon précédent billet, j’ai évoqué le cheminement qui m’a fait cesser de dire “un·e handicapé·e” pour dire “une personne handicapée” (et pourquoi je rechigne à utiliser l’expression “personne en situation de handicap”).

Dans celui-ci, je vais faire un pas de plus et t’expliquer pourquoi j’ai à présent envie de dire simplement “une personne”.

Handicap (1/2)

J’ai très tôt été en contact avec le handicap.

D’une part, j’avais un cousin qui était «infirme moteur cérébral». Il vivait à Fribourg et je ne le voyais pas très souvent, mais régulièrement puisque son père (un frère de maman) était également mon parrain de baptême, et que je m’entendais bien avec ses deux sœurs, dont une avait le même âge que moi. On a passé plusieurs fois des bouts de vacances ensemble.

Mais ça n’est pas le sujet.

Préféré

Je me réjouissais de relancer mon blog après son déménagement. Notamment parce qu’il m’arrivait de penser à un thème que j’aurais eu envie de partager comme ça , sur le pouce, à la suite d’un épisode de vie.  Alors voilà: ~ ~ ~ On m’a demandé récemment:  — Tu as un album de jazz préféré?

J’arrête de falloir

Il y a … trois ans (déjà!), j’ai partagé avec toi une réflexion sur le verbe falloir. Le titre de mon billet était: “Mais pourquoi faut-il toujours qu’il faille falloir?” (lien) Je prenais la résolution suivante (citation): Cet après-midi, il fait beau. D’aucuns prétendraient sans vergogne que, avec un temps pareil, il faut sortir. Eh ben moi non. Je dis: je faus sortir. Je ne veux pas sortir pour une autre raison que parce que je le décide. Na. Et si le verbe falloir fait de la résistance, si l’Académie française veut m’empêcher de falloir, si mon correcteur orthographique me chie une pendule, si toi qui me lis tu trouves que j’exagère, et bien tant pis. Je faudrai chaque fois que je voudrai. Dernièrement, j’ai eu envie de faire un pas supplémentaire. Je t’explique:

Trop

Je suis tombé par hasard et successivement sur deux articles qui n’ont a priori aucun rapport, quoique… En tout cas, ils ont créé dans ma tête une étrange perspective. Si tu veux bien, je t’en parle d’abord et t’indiquerai les références en fin de billet.

Un flipper dans la tête

J’ai un flipper dans la tête. J’te jure, des fois c’est flippant (mouarf!) Cherche pas, je t’explique: J’ai une idée, comme ça, une belle idée bien ronde et bien lisse, elle part tout droit, semble être promise à un beau destin, un destin d’idée qui roule bien, qui marque des points en se réalisant, ajuste sa trajectoire, accepte de composer avec le réel en profitant des rencontres et obstacles pour évoluer, et fini par donner un beau résultat.